Insécurité sous la plume d’un barbare

26 06 2010

« Insécurité sous la plume d’un barbare », par Hamé
Voici l’article incriminé, publié le 29 avril 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Les
passages qui constituent l’objet de la plainte sont ici en gras (on notera le découpage hasardeux des
deuxième et troisième passages).
Ça y est, les partisans chevronnés du tout sécuritaire sont lâchés. La bride au cou n’est plus et l’air du
temps commande aux hommes modernes de prendre le taureau par les couilles. Postés sur leurs pattes
arrières, les babines retroussées sur des crocs ruisselant d’écume, les défenseurs de « l’ordre » se disputent
à grands coups de mâchoires un mannequin de chiffon affublé d’une casquette Lacoste.
Sociologues et universitaires agrippés aux mamelles du ministère de l’intérieur, juristes ventrus du monde
pénal, flics au bord de la crise de nerfs en réclamation de nouveaux droits, conseillers disciplinaires en
zone d’éducation prioritaire, experts patentés en violences urbaines, missionnaires parlementaires en
barbe blanche, journalistes dociles, reporters et cinéastes de « l’extrême », philosophes amateurs des
garden-parties de l’Elysée, idéologues du marché triomphant et autres laquais de la plus-value ; et bien
évidemment, la cohorte des responsables politiques candidats au poste de premier illusionniste de
France… tous, jour après jour, font tinter en prime-time le même son de cloche braillard :
« Tolérance zéro  » !!! « Rétablissement de l’ordre républicain » bafoué « dans ces cités où la police ne va
plus ».
Ils sont unanimes et hurlent jusqu’à saturation, à longueur d’ondes et d’antenne, qu’il faut « oser » la guerre
du « courage civique » face aux hordes de « nouveaux barbares » qui infestent la périphérie de nos villes.
Qu’on en finisse avec le diable !!! l’ennemi intérieur, fourbe et infâme, s’est immiscé jusque dans nos
campagnes et y a pris position. Ne craignons pas les contrats locaux de sécurité, les couvre-feux,
l’abaissement de l’âge pénal à 13 ans, l’ouverture de nouveaux centres de détention pour mineurs, la
suppression des allocations familiales aux familles de délinquants… Que la caillera se le tienne pour dit, la
République ne laissera pas sombrer le pays dans le chaos apocalyptique des vols de portables, du recel
d’autoradios ou du deal de shit sous fond de rodéos nocturnes…
La République menacée, la République atteinte mais la République debout !!! Quelle leçon d’héroïsme !
Quelle lucidité d’analyse ! Et quel formidable écran de fumée !! A la table des grand-messes, la misère
poudreuse et les guenilles post-coloniales de nos quartiers sont le festin des élites. Sous les assauts répétés
des faiseurs d’opinion, les phénomènes de délinquance deviennent de strictes questions policières de
maintien de l’ordre ; les quartiers en danger se muent en quartiers dangereux dont il faut se protéger par
tous les moyens ; et les familles immigrées victimes de la ségrégation et du chômage massif, endossent la
responsabilité du « malaise national ».
La crème des auteurs de la pensée sécuritaire joue à l’idiot à qui on montre la lune du doigt et qui regarde
le doigt. Exit les causes économiques profondes. Exit les déterminismes sociologiques. Exit le risque que
le débat prenne un jour l’aspect d’un réquisitoire contre les vrais pourvoyeurs d’insécurité : ceux-là même
qui ont réduit des centaines de milliers de famille à vivre avec 4000 francs par mois ; ceux-là même qui
appellent de leurs vœux les plus chers la marche forcée vers  » l’économie de marché débridée « .
Nous ne lirons pas, dans la presse respectable, que les banlieues populaires ont été, depuis une vingtaine
d’années, complètement éventrées par les mesures économiques et sociales décidées depuis les plus
hautes sphères de l’Etat et du patronat pour pallier à la crise sans toucher à leur coffre-fort.
3
Nous n’entendrons pas sous les luminaires des plateaux de télévision, qu’à l’aube maudite du
mitterrandisme, nos parents et nos plus grands frères et sœurs ont été les témoins vivants d’une
dégradation sans précédent de leur situation déjà fragilisée.
L’histoire officielle ne retiendra pas l’énergie colossale déployée par les gouvernements des trois
dernières décennies pour effacer les réseaux de solidarité ouvrière enracinées dans nos quartiers [1] Pas
plus qu’elle ne retiendra le travail de récupération et de sape systématique des tentatives d’organisation
politique de la jeunesse des cités au milieu des années 80 [2].
Qui parmi les scribouillards du vent qui tourne s’indignera de l’opacité entretenue vis-à-vis de la vallée de
larmes et de combats que fut l’histoire de nos pères et grands-pères ? Parmi ces hommes de paille éructant
la « croisade républicaine », combien déclareront la guerre du « courage civique » devant les ravages
psychologiques du mépris de soi chez des générations qui atteignent la vingtaine avec 8 ans d’échec
scolaire et 3 ans de chômage ? Les logiques d’autodestruction (toxicomanie, alcoolisme, suicide…) où
certains d’entre nous sont conduits par pur désespoir et complète perte de foi en l’avenir, mériteront-elles
quelconque voix au chapitre de l’insécurité ?
Les pédagogues du dressage républicain n’auront pas en ce sens la critique fertile. Ils n’esquisseront nulle
moue face à la coriace reproduction des inégalités sociales au travers des échelons du système scolaire, ni
l’élimination précoce du circuit de l’enseignement de larges franges de jeunes qui ne retiennent de l’école
que la violence qui leur a été faite. Les rapports du ministère de l’intérieur ne feront jamais état des
centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été
inquiété. Il n’y figurera nulle mention de l’éclatement des noyaux familiaux qu’ont provoqué l’arsenal
des lois racistes Pandraud-Pasqua-Debré-Chevènement et l’application à plein rendement de la double
peine.
Les études ministérielles sur la santé refermeront bien vite le dossier des milliers de cancers liés à la
vétusté de l’habitat ou au non-respect des normes de sécurité sur les chantiers de travail. La moyenne
effroyablement basse de l’espérance de vie dans nos quartiers ne leur semblera être, elle aussi, qu’un
chiffre indigne de tout commentaire. Bref, ils n’agiteront jamais au vu de tous le visage autrement plus
violent et criminel de l’insécurité. Aux humiliés l’humilité et la honte, aux puissants le soin de bâtir des
grilles de lecture.
À l’exacte opposée des manipulations affleure la dure réalité. Et elle a le cuir épais. La réalité est que
vivre aujourd’hui dans nos quartiers c’est avoir plus de chance de vivre des situations d’abandon
économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l’embauche, de précarité du
logement, d’humiliations policières régulières, d’instruction bâclée, d’expérience carcérale, d’absence
d’horizon, de repli individualiste cadenassé, de tentation à la débrouille illicite… c’est se rapprocher de la
prison ou de la mort un peu plus vite que les autres…
Les hommes et les femmes qui dirigent ce pays savent tout cela. Ils savent aussi que la libéralisation
massive de la vie économique française est en très bonne voie. Ils savent que les privatisations, les
fusions, les délocalisations de nombreux secteurs d’activité vont se généraliser comme va se généraliser la
paupérisation. Ils savent que la nouvelle configuration du marché exige la normalisation du salariat
précaire et l’existence d’une forte réserve de chômeurs et de sans-papiers.
Et ils savent surtout que les banlieues populaires (parce qu’elles subissent de plein fouet et avec le plus
d’acuité les mutations de la société française) sont des zones où la contestation sociale est susceptible de
prendre de radicales formes de lutte si elle trouve un vecteur qui l’organise. On comprendra qu’il est de
nécessité impérieuse d’installer toujours plus d’instruments de contrôle et de répression « éclair » au sein
de nos quartiers. On comprendra que le monde du pouvoir et du profit sans borne a tout intérêt à nous
criminaliser en disposant de notre mémoire et de nos vies comme d’un crachoir.
4
Notes
[1] Dans les années 60-70, les quartiers du monde ouvrier étaient encore traversés de réseaux de solidarité vivaces
et actifs au travail ou sur les lieux de vie. Les milieux de l’immigration ouvrière ont toujours combattu en première
ligne lors des grands conflits sociaux qui secouèrent la France. En dépit de conditions de vie extrêmement
pénibles : maigres salaires, logement extrêmement précaire (bidonvilles, caves, chambres insalubres à plusieurs…),
situations de ségrégation, crimes xénophobes, déchirement intérieur de l’exil… nos parents avaient conquis les
instruments de lutte (cellules, partis, syndicats) indispensables à la formulation d’un rêve de progrès collectif et
d’un avenir plus enviable à offrir à leurs enfants. Ils avaient conscience de participer à l’histoire et de maîtriser ne
serait-ce qu’une parcelle de leur destinée. Cette culture ouvrière politisée a volé en éclats sous l’impact des effets
multiples de la crise (licenciements massifs, paupérisation, répression de fer des foyers de résistance et de grève,
démantèlement, délocalisation des bastions ouvriers – Renault-Billancourt par exemple -, enfouissement rapide de
la mémoire de ces luttes sous l’euphorie mitterrandienne, sauve qui peut individualiste…). Pour l’instant, rien ne l’a
remplacée.
[2] Notamment au travers d’organisations comme SOS racisme, crée de toutes pièces par le pouvoir PS de l’époque
pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs : l’égalité des droits devient
l’égalité devant l’entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes assassinés par la police disparaît sous le
colosse slogan médiatique « Touche pas à mon pote ! » ou « Vive le métissage des couleurs ! », etc.

voila, c’est ce texte qui a justifié 8 années de procédure judiciaire à l’encontre de Hamé, membre de la rumeur…

et  par la relaxe en cassation, c’est implicitement la justice qui reconnait  la violence policière… ( voir interview de Hamé dans les inrocks )

ça avance tout doucement…

je vous recommande l’écoute des morceaux de  « la rumeur »…

la rumeur se propage!


Publicités




Haïti et la médecine « moderne » Améric(h)aine…

1 02 2010

Voila  que je retombe sur cet atroce article relatant les exactions des médecins américains dépêchés  sur Port au Prince,  après le terrible cataclysme que ces pauvres gens ont vécus,  … je vous le livre ici :

A Port-au-Prince, des amputations par milliers…

LE MONDE | 29.01.10

Port-au-Prince, envoyée spéciale

Ce fut du jamais vu. Des amputations par milliers. A la chaîne. Bras, mains, doigts, jambes. Sans radio préalable. Parfois sans anesthésiques ni antalgiques. Le plus souvent à ciel ouvert. Ou sous le seul éclairage d’une lampe frontale. Il fallait aller vite ; des milliers de blessés attendaient, et chaque minute comptait. Il importait d’être efficace ; on craignait la gangrène ; on savait qu’il fallait libérer les places au plus vite ; on se disait qu’il n’y aurait pas de suivi postopératoire.

Alors, dans le chaos, dans l’improvisation vertigineuse des premiers jours sans grand loisir pour réfléchir, on a jugé que sauver la vie méritait bien de sacrifier un membre.

On a donc amputé. Certains, aujourd’hui, pensent qu’on est allé trop vite. Et qu’on a trop « coupé ». On ne le proclame pas, bien sûr. Qui oserait critiquer les équipes médicales venues de tant de pays ?

Mais quand on discute avec des médecins, des infirmières, des aides-soignants, le sujet est spontanément abordé, avec amertume, pour ne pas dire colère.

« LES AMÉRICAINS, FIERS DE CET ABATTAGE »

« Une équipe de médecins texans, déjà repartie, a causé des ravages et fait de la médecine de guerre », ose un médecin des pompiers de Paris, interrogé entre deux soins dans la cour de l’hôpital du Sacré-Cœur, encore encombrée de lits, perfusions, et tentes de repos.

Il ne souhaite pas qu’on cite son nom – « on ne va pas déclencher un nouveau conflit France-Amérique ! » –, mais il lance le débat. « L’amputation est un geste de sauvetage et de dernier recours, quand un membre est broyé ou quand menace la septicémie. Mais les Américains l’ont rendue presque systématique, sans prendre le temps d’imaginer une autre solution, fiers de cet abattage leur permettant de se prévaloir de chiffres impressionnants de patients. »

Le docteur François-Xavier Verdot, chirurgien orthopédiste au CHU de Saint-Etienne et travaillant sous la bannière de Pompiers humanitaires français, ne désigne pas de coupables. Mais il n’est pas loin de faire le même diagnostic. « J’ai vu des fractures simples de bras, traitées par l’amputation, alors qu’on aurait pu les réparer. J’ai vu le résultat des « guillotines amputation » – c’est l’expression anglo-saxonne – et ces membres tranchés comme par un coupe-cigare. Le risque infectieux est énorme alors, car l’os est à découvert, et l’on n’a pas prévu une chirurgie secondaire pour modeler un moignon sur lequel pourrait être fixée une prothèse. »

Beaucoup de blessés reviennent donc, avec une plaie nécrosée qui nécessite une deuxième amputation. « Il faut alors couper plus loin, plus haut. C’est désolant. »

Sophie Grosclaude, une jeune chirurgienne orthopédiste française, engagée dans la Chaîne de l’Espoir, opère à la clinique Lambert, à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. Elle non plus ne mâche pas ses mots. Elle revient « effarée » d’une discussion avec un chirurgien américain rencontré à l’hôpital israélien, qui pliait bagages. « Je lui racontais que pour réparer les fractures, je faisais exactement comme en France, en posant des clous et des fixateurs externes dont on dispose désormais en grand nombre. » Et alors ? « Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays est trop pauvre. Il n’y aura pas de suivi médical sérieux de vos patients. C’est tellement plus simple de les amputer. C’est propre, définitif…” »

La chirurgienne est bouleversée. « Il me parlait d’une sous-population ! D’un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux. Mais enfin, on ne tranche pas comme ça une jambe ! Si on n’est pas obligé de la couper, il faut se battre pour la garder. On n’est pas en guerre ! On peut revoir et suivre nos patients ! »

On peut surtout prendre le temps de la décision, bien plus que dans les premières heures. On peut se permettre d’attendre une prise en charge lourde (une greffe des tissus, par exemple) et un suivi de pointe que peu de structures peuvent faire. « Ça vaut le coup, tout de même, pour un enfant ou un adulte jeune, de refaire les pansements tous les jours pour lui garder un membre et lui donner un avenir social », dit avec conviction Denis Larger, médecin urgentiste chez les marins pompiers de Marseille.

Certaines amputations sauvent bien sûr une vie, comme celle qu’il a pratiquée le jour même de son arrivée pour désincarcérer une jeune femme dont le bras était écrasé sous une tonne de béton. Conditions extrêmes d’intervention : « A plat ventre dans un trou de souris, bras tendu pour atteindre la victime. »

D’autres amputations ne s’imposent pas. Et mardi soir, par exemple, refusant la suggestion de leurs collègues américains d’amputer le bras d’une femme dont la fracture s’était infectée, les pompiers français l’ont fait transporter par hélicoptère sur le Siroco, le bâtiment français ancré au large de Port-au-Prince, où elle a été soignée.

« IL FAUT UN SUIVI, TANT MÉDICAL QUE PSYCHOLOGIQUE »

Président de Douleurs sans frontières (DSF), le docteur Alain Serrie, qui a pourtant connu d’autres théâtres de catastrophes, est bouleversé par l’incroyable dénuement des hôpitaux haïtiens et la perspective d’une génération d’infirmes et de mutilés. Oui, dit-il, il y a eu des tas d’amputés à la va-vite, remis à la porte de l’hôpital deux heures après l’intervention.

« Où sont-ils aujourd’hui ? Il faut faire un listing ! Beaucoup risquent nécrose, septicémie, et doivent être recoupés. Il faut les retrouver. Il leur faut un suivi tant médical que psychologique. Ils vont affronter les sensations bien connues des “membres fantômes”. Beaucoup éprouveront des douleurs intolérables qui peuvent rendre impossible l’installation d’une prothèse… »

DSF et Handicap International réfléchissent à un programme d’appels à la radio pour leur demander de se présenter dans les hôpitaux proches de chez eux. Ils envisagent aussi la création de centres dans lesquels on prendrait en charge ces souffrances si particulières.

Médecins et infirmiers ont tous en tête des images de patients. Le docteur Grosclaude se rappelle ce petit garçon qui disait : « Je ne m’en sortais déjà pas avec mes deux bras. Alors avec un seul… » Le docteur haïtien Johnny Miller pense à cette petite fille affolée à l’idée qu’après avoir perdu sa main gauche, elle allait de nouveau se faire ôter trois doigts : « Comment ferai-je la lessive ? »

Quant au docteur Vadot, il songe au chant triste entonné par une jeune fille amputée, toujours sous sédatif, sur la table d’opération : « Moi j’ai eu 18 ans, le jour du tremblement ; et j’ai perdu ma petite sœur, le jour de mon anniversaire ; ce fut le jour le plus terrible de ma vie ; ma maman, en France, ne sait même pas qu’elle a perdu sa fille ; et je suis encore là, amputée, 18 ans, le jour du tremblement… »

Annick Cojean
J’en suis boulversé! tellement c’est atroce!




Après la tragédie, la farce…

30 01 2010

Je vous fait part de ma lecture en cours….

Un bouquin une fois de plus extraordinaire de Slavoj Žižek… il en parle bien lui même ici sur France -culture

intitulé Après la tragédie, la farce! Ou comment l’histoire se répète.

Flammarion a cru bon de mettre un  bandeau  ou il est inscrit  » le philosophe le plus dangereux de l’occident »…

Je vous livre le 4ème de couverture :

Des milliards de dollars ont été déversés au coeur du système bancaire mondial, mais pourquoi n’avoir pas employé ces mêmes forces pour éradiquer la misère du monde et conjurer la crise environnementale?  » Nous faut-il une autre preuve, demande Zizek, que le Capital est devenu le Réel de nos vies, un Réel dont les impératifs l’emportent en despotisme sur les plus pressantes exigences de notre réalité?  » Analysant l’implosion soudaine de la sphère financière, Zizek souligne, à la suite de Hegel, Marx et Marcuse, que la répétition de la tragédie sous forme de farce est parfois plus terrifiante que la tragédie initiale.
 » Le philosophe le plus dangereux d’Occident  » passe au crible l’envahissante vision libérale du monde, cette idéologie qui nous fait croire en un lien naturel entre capitalisme et démocratie, se déguise sous les oripeaux libertaires du pseudo-esprit de 68 qu’elle a parfaitement intégré, et nous raconte des histoires semblables à la saga populiste,  » humaine, trop humaine « , d’un Berlusconi. A ceux qui se résignent à l’alternative entre un capitalisme  » socialiste  » à l’occidentale et un capitalisme  » autoritaire  » à l’asiatique, Zizek rappelle qu’il existe une autre voie: il évoque la leçon de Lénine –  » commencer à partir du commencement, encore et encore  » -, questionne les thèses de Négri sur les multitudes agissantes au sein de la sphère sociale globalisée et considère la position de Badiou pour qui le communisme reste un ultime – et peut-être indépassable – horizon.
Après la tragédie, la farce! est un appel tonique aux forces de gauche pour qu’elles se réinventent.

Je vous tient au courant après lecture…

Je lis aussi  quasi en meme temps :

« Vous avez dit totalitarisme » de Žižek aussi….

et  « Ni talion ni pardon : la question de l’impunité dans les crimes contre l’humanité » du grand Raoul Vaneigem ( pour moi le plus grand ecrivain Belge du XXème sciecle bien avant Simenon ou autres gugusses )

Je vous recommande, encore et toujours la lecture de Žižek et de Vaneigem….

Voici des videos d’un débat   ou Zizek intervient…face à des « petits comiques » tels Glucksman, Sorman …et Taddei

Partie 1 , Partie 2 , partie 3 , partie 4 , partie 5 , partie 6 , partie 7






Le bon GAG de nouvel an!

7 01 2010

Mes bons voeux à tous & toutes! ( si dieu le veut , une bonne année aussi!

mais ça j’y crois moins a lire jovanovic.com par exemple, je me permet d’en douter)

Ceci étant dit,  ce matin une perle déniché au hasard du fil info du journal « le soir »…

Les GSM remparts contre la maladie d’Alzheimer

jeudi 07.01.2010, 00:04

*

Passer du temps l’oreille collée à un téléphone portable pourrait protéger contre la maladie d’Alzheimer voire la faire régresser, selon une étude menée sur des souris et publiée mercredi aux Etats-Unis.

Les chercheurs ont exposé près d’une centaine de souris à des ondes électromagnétiques émises par des portables pendant une heure ou deux quotidiennement pendant sept à huit mois.

Une grande partie de ces rongeurs avaient été génétiquement modifiés pour développer l’équivalent de la maladie d’Alzheimer et des problèmes de mémoire en vieillissant, tandis que les autres étaient normales et ne montraient aucune prédisposition génétique à la maladie.

« Nous avons été surpris de constater qu’une exposition au téléphone portable commençant tôt à l’âge adulte protège la mémoire des souris qui auraient sinon développé des symptômes d’Alzheimer », explique Gary Arendash, professeur de neurologie à l’Université de Floride (sud-est des Etats-Unis), le principal auteur de ces travaux parus dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

« Le plus effarant a été que les ondes magnétiques émises par les téléphones portables ont rétabli un fonctionnement normal de la mémoire des vieilles souris souffrant de la maladie d’Alzheimer », souligne-t-il.

Cette étude a montré que les ondes électromagnétiques générées par les téléphones portables ont fait disparaître les dépôts de peptide bêta-amyloïde, une protéine, dans le cerveau des souris.

Ces accumulations d’amyloïdes dans le cerveau sont considérées par les chercheurs comme un facteur déclenchant de la neuro-dégénérescence et de la démence dans la maladie d’Alzheimer, en empêchant les transmissions normales des influx nerveux entre les neurones, les cellules cérébrales.

« Puisque nous avons retenu des paramètres électromagnétiques identiques aux portables que nous utilisons et testé la mémoire des souris selon des critères pouvant être comparés aux nôtres, nous pensons que les résultats de cette recherche sont très pertinents pour les humains », explique Gary Arendash.

(D’après AFP)

et si  c’était une étude signée par John Steinbeck, ou par un de ses descendants… le gag n’en serait que meilleur!

Des souris et des hommes!

Comme le recommande next-up.org allez y téléphonez gaiement, dans la joie l’allégresse et la bonne humeur…

Pas d’alzeihmer ( surnommé : le petit Aloïs ) en vue….

Juste une armée de crabes  courant sur vos neurones, d’un lobe à l’autre….

et si comme si la radioactivité vous protegeait des mutations cellulaires…

il est prouvé , quand meme , que certains types d’ondes peuvent soigner voire guérir certaines maladies… mais de là à ce que l’arme à micro ondes personnelle de tout en chacun en face l’effet…





3 ans…

21 12 2009

Aujourd’hui , 21 décembre 2009, nous sommes à  exactement 3 années pile poil de la fameuse et fumeuse (?) date butoir du calendrier maya…

le 21 décembre 2012 c’est dans  3 ans… et ce sera un vendredi!

jetez un oeil à ceci  au sujet de la spirale norvégienne, d’eiscat ( le haarp européen) et du changement des pôles ( si si! )

D’ici là,…. enjoy! comme pour le coca!





Arbeit macht frei…

21 12 2009

En ces jours de neige, dans l’hypothétique d’un Noël blanc pour certains, personnellement , je m’en contrefous, il est des perles médiatiques….

En effet, dans le quotidien Belge à grand tirage, mais aussi a grande visibilité sur le net,  il y avait pour titre à la première heure de cette journée :


L’enseigne du camp d’Auschwitz « Arbeit macht frei » retrouvée

Ok la belle affaire… en ces temps de crise, y’en a qui on voulu faire du recyclage de vieux métaux… C’est toujours moins dangereux que d’enlever des taques d’égouts, ou pire encore, couper les fils de cuivres des caténaires… pas trop le shoa…

Quelle ne fut pas ma surprise, une soixantaine de minutes plus tard de trouver cette déclaration du  patron des patrons belges….

Une véritable perle …

La neige, pas une excuse pour s’absenter du travail

« La neige n’est pas une excuse. Il faut faire son possible pour se rendre au travail », prévient le directeur-général de la Fédération des entreprises belges (FEB), Pieter Timmermans, lundi dans De Standaard et Het Nieuwsblad. « Et il faut être à l’heure, quitte à partir plus tôt de chez soi », précise-t-il.

« La règle générale est que chacun doit faire le maximum pour se rendre au travail », explique le directeur-général. « Beaucoup dépend du secteur. Ainsi, en ce qui concerne celui de la chimie, les installations ne peuvent pas être mises à l’arrêt sous prétexte que le personnel ne parvient pas à se rendre au travail ».

Des arguments comme « Je n’ose pas conduire à cause de la neige » ne comptent pas. « Ce n’est pas une excuse. Si vous êtes attendu sur votre lieu de travail, vous devez trouver une solution, quitte à prendre les transports en commun ou à faire du co-voiturage avec l’un ou l’autre collègue ».

Le salaire sera réduit en fonction des retards. « Vous n’avez qu’à partir à temps. Vous êtes également tenus de vous informer, notamment en écoutant la météo. Ce n’est qu’en cas de circonstances imprévues que vous pouvez vous présenter en retard, sans que cela n’influe sur votre salaire », conclut Kris De Meester de la FEB.

Foila, fou savez les diktats tu padronna Pelche…

Le travail c’est la liberté en somme…c’est bien connu… comme la démocratie est l’abondance (sic) du choix des marchandises consommables dans les rayons des magasins ( je tiens ça d’un collègue il y a bien longtemps, mais il m’avait choqué avec cette vision réductrice )

La liberté de faire travailler les assureurs, les marchands de pneus, les carrossiers, et puis bien se faire voir du patron…

Excusez nous du peu monsieur le gentil patron des patrons,  mais si, personnellement,  je ne peut pas du tout adhérer à vos propos…surtout que je ne suis pas un patron, ni même un salarié,  et que je conchie les gens de votre espèce !

Il est vrai que du point de vue de la croissance, il est préférable de prendre tous les risques par ce temps à ne pas mettre un chien dehors , car si un malheur devait arriver aux téméraires qui osent sortir de bonne heure, cela ne ferait qu’augmenter le P.I.B..
« rien a battre » dites de vous de leurs états d’âmes, leur dêche de fin d’année ne leur permettant pas de s’offrir des pneus hiver , et donc, de pouvoir rouler prudemment en réduisant les risques pour se rendre au STO…pour ceux qui veulent…

J’ai une autre idée, si il y a parmi mes lecteurs de gentils salariés serviles et courageux, armez vous d’un sac de couchage et d’un nécessaire de toilette, et ainsi, tel que le préconise Serge Dassault, vous pourrez être productifs en restant sur votre lieu de travail… Et passez donc Noel au boulot au lieu de le passer en famille….

Avis aux cons – sots – mateurs , encore une news « d’enfer » : LG revendique l’écran LCD le plus fin au monde

lundi 21.12.2009, 09:44
Le sud-coréen LG Display, l’un des principaux fabricants mondiaux d’écrans plats, a affirmé lundi avoir mis au point l’écran LCD le plus fin au monde, épais de seulement 2,6 millimètres. Selon LG display, spécialisé dans les technologies d’affichage à cristaux liquides (LCD), le nouveau téléviseur 42 pouces pesant moins de 4 kg, sera présenté lors du Consumer Eletronics Show à La Vegas au début 2010. ( ça va discuter ferme autour de la dinde a Noel…)

Allez, bonnes fêtes quand même!

En guise de conclusion : qui sème la misère récolte la colère.





Géoingénierie, une fois de plus! des aveux!

1 11 2009

La première neige sur Pékin provoquée artificiellement  lien

Rédaction en lignearbre

dimanche 01 novembre 2009, 12:13

Les météorologues chinois sont parvenus dimanche à recouvrir Pékin d’un manteau de neige, inhabituel pour la saison, dans le cadre de leurs efforts pour lutter contre une sécheresse persistante.

La neige, inhabituellement précoce, est tombée sur la capitale pendant la moitié de la journée avec des températures qui ne dépassaient pas 2º Celsius et des vents soutenus du nord, a indiqué l’agence Chine nouvelle.

La neige est tombée également dans les provinces de Liaoning et Jilin dans le nord-est ainsi que sur le port de Tianjin qui a connu sa première neige automnale.

« Nous ne manquons pas une occasion de provoquer des précipitations depuis que Pékin souffre d’une sécheresse persistante » a déclaré Zhang Qiang, directeur du Bureau de Pékin pour la modification du climat.

Les météorologues chinois provoquent des pluies depuis des années en injectant des substances chimiques dans les nuages.

Selon le Beijing Evening News, la neige est la plus précoce à Pékin depuis 10 ans.

Par ailleurs, le froid et le vent ont provoqué des retards à l’aéroport de Pékin et interrompu le transport maritime des passagers à partir des côtes de la province de Shandong dans l’est du pays.

(D’après Belga)

Yen aura aussi pour dire que  les trainées dans le ciel , c’est du co2 laché par les avions!

Regardez ça!

C’est pas beau la vie moderne?
Apres les robots, les nanos, voici  une fois de plus une preuve manifestement évidente de la géoingénierie!
Mis où va t’on???